Per se

" Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique si tu peux mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis "mon ange"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi
Ne me regarde pas ainsi toi ma pensée
Toi que j'aime a jamais, ma s½ur d'élection
Quand même tu serais une embuche dressée
Et le commencement de ma perdition...
Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulu le premier dans sa stupidité
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté
Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maitre
Mais l'enfant épanchant une immense douleur
Cria soudain : "je sens s'élargir tout mon être, un abime béant,
Cet abime est mon c½ur brulant comme un volcan profond, comme le vide"
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraichira la soif de l'Eumenide qui,
La torche a la main le brule jusqu'au sang.

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde
Et que la lassitude amène le repos
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraicheur des tombeaux

Hyppolyte, Cher c½ur, que dis-tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Au souffle violent qui pourrait les flétrir
Hyppolyte, ô ma s½ur tourne donc ton visage
Toi mon âme et mon c½ur, mon tout et ma moitié
Tourne vers moi tes yeux plein d'azur et d'étoiles
Pour un de ces regards charmant, baume divin
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles
Et je t'endormirai
Dans un rêve sans fin... "

Charles Baudelaire
Per se

# Posté le samedi 01 novembre 2008 09:30

C'est toi contre moi on s'y retrouve on s'y perd...

Et des fois on se surprend à croire, et c'est beau, mais la beauté n'est qu'une connerie, une douce illusion qui nous empoisonne, qui nous fait perdre la véritable signification du mot réalité. Et j'me suis rendu compte que l'amour ne sauvait pas plus quelqu'un de la noyade qu'une bouée jetée en pleine tempête. Et je me dis qu'il vaut mieux vivre sans qu'avec, car des larmes le goût est trop salé, l'amour est toujours trop assaisonné.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 14:38

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 11:48

Nigga keurr

Tel un mannequin Sheba ®
Nigga keurr

# Posté le lundi 25 août 2008 15:13

Modifié le samedi 01 novembre 2008 09:36

J'surmonterai, pas sans peine, mais, j'supporterai.

J'surmonterai, pas sans peine, mais, j'supporterai.


Découragée par l'hypocrisie, les promesses jamais tenues, la désillusion.
Découragée par le changement, par ceux qui n'assument pas ce qu'ils font, tournent leur veste aussi vite qu'ils te plantent un couteau dans le dos.
Découragée par l'intolérance, les jugements, l'indifférence.
Mais surtout, découragée par l'oubli, la manipulation, et le mensonge.
(...) Et chacun se trouvera une excuse, vivra avec comme si elle faisait partie intégrante de leur histoire.
Tant mieux pour eux.

" J'aurai aimé te dire que le monde est beau et que c'est beau d'aimer, mais c'est plus fort que moi tu vois je n'y peux rien ce monde n'est pas pour moi, ce monde n'est pas le mien. "

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 17:26

Modifié le samedi 01 novembre 2008 09:41

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Ne pas jouer mais perdre tout le temps,
Plus j'avance et plus ce monde m'éc½ure,
C'est malheureux c'est vrai, mais que veux tu ?
Puiser sa force dans ce qu'il reste et puis, s'épuiser, lâcher du lest.
Dans ma chute je sens le vent,
Souffle souffle, et,
Détruit,
Les liens, les promesses,
Découvre le sombre voile,
Tissus de mensonges,
Qui cachent la véritable personnalité des gens.
Aujourd'hui ce sera avec ou sans,
Je mets en lambeau,
Dénoue le vrai du faux,
J'apprendrai à marcher seule,
Un geste,
Un reste, d'orgueil.
J'ai tout compris.


# Posté le dimanche 22 juin 2008 13:58

Modifié le samedi 01 novembre 2008 09:41